La Mère Terre
La Mère Terre nous offre toutes les conditions pour réaliser ce travail, elle nous permet à la fois de trouver la stabilité et de poser sur le sol tout ce qui alourdit notre vie car elle aime que ses enfants s’éveillent dans la conscience d’être des intermédiaires éveillés entre deux mondes.
Nous nous posons sur le sol avec confiance, nous nous abandonnons à la présence de la Mère, tout notre corps se détend, nous sommes conscients que nous n’avons rien à faire mais juste à être, nous nous tenons dans le « non-savoir ».
Cette technique parait simple mais elle est l’essence de la méditation essénienne.
Laisser le corps être libre du mental.
C’est la clé qui permet au corps d’aller chercher dans la nature les éléments dont il a besoin.
Nous déposons tout le poids de notre corps sur le sol, tout ce qui alourdit notre vie et emplit notre quotidien.
Dans un premier temps, nous cherchons l’immobilité physique, le corps se détend naturellement et se libère de toutes les tensions, une douce énergie l’emplit : la présence de la Mère.
En nous posant sur la Mère pour faire l’expérience de la méditation, nous entrons dans un fleuve, dans une tradition vivante, une hérédité sacrée: nous nous tenons dans le corps de tous ceux qui ont médité avant nous.
Nous ne méditons pas seulement pour nous, mais en portant à l’intérieur de nous tous les règnes et tous les êtres, ainsi notre acte prend une dimension universelle et un caractère sacré et impersonnel, nous invitons ainsi les règnes de la Mère à se joindre à nous.
Par le silence, la respiration douce et tranquille, l’immobilité, une sensation de paix emplit le corps. Le centre de la volonté devient calme, tous les désirs, toutes les intentions se posent, se dissolvent. Une sérénité, une plénitude apparaît dans le centre du coeur, le corps s’élargit, puis une clarté apparaît dans le centre de la pensée.
Lorsque tout ce qui nous animait se pose, c’est-à-dire une eau aux multiples influences, nous pouvons sentir dans le même temps l’énergie créatrice s’élever à travers nous comme la sève s’élève à travers la tige des fleurs.
La colonne vertébrale se redresse dans la verticalité, la fleur de la méditation peut alors se poser sur l’eau, s’ouvrir à la présence et à la subtilité d’un monde supérieur.