Le triangle et le cône de la manifestation univers

Cette maîtrise est figurée dans le symbole du triangle.

Les deux principes de la naissance et de la mort sont équilibrés et dirigés par le Principe créateur du Tout, par l’unité indivisible et non – manifestée. En méditant ce symbole, le disciple peut comprendre que le monde manifesté, le monde des Pères – Mères,de l’espace-temps tire son origine et sa réalité du monde de l’unité et de l’universalité, du monde non – manifesté dans lequel règne la vie éternelle. Il comprend que le sommet du triangle représente l’unité absolue et non manifestée et que les deux principes qui constituent la base forment en réalité un cercle. En effet, la naissance poursuit la mort et celle-ci court après la naissance, ce qui engendre le cercle de la roue du temps. Ce cercle est composé d’une multitude infinie de points qui sont les manifestations fragmentaires de l’esprit divin dans le temps. Mais à l’intérieur du cercle, le courant sacré de la vie éternelle circule et anime tout, c’est l’universalité : en haut du triangle transformé en cône se trouve l’unité divine et non – manifestée, en bas, se trouve le cercle de l’universalité à l’intérieur duquel l’unité divine se manifeste dans sa diversité infinie. Toi-même, en ce moment, tu es une unité, un point dans le grand cercle de la manifestation universelle.

Les hiérophantes d’Atlantide et d’Égypte ont symbolisé ce cône par les pyramides pour indiquer que leurs travaux initiatiques consistaient à incarner la hiérarchie divine sur le plan physique, qui est symbolisée par le carré. Ils préparaient l’incarnation du Verbe dans la matière. Chaque point séparé du Tout cherche à s’unir de nouveau au principe primordial, c’est justement cette aspiration interne qui fait tourner la grande roue du temps, dans laquelle se manifeste la spirale évolutive.

La substance universelle qui s’est spécifiée dans la grande roue du temps s’incarne d’abord en minéral. Peu à peu, subissant l’action de la spirale évolutive, de minérale elle devient végétale, animale, puis humaine,angélique etc. jusqu’aux noces de l’agneau.

Ce sont là les sept degrés de l’initiation à travers lesquels la conscience se libère et s’approche de plus en plus de la fusion avec le Père Céleste, l’esprit vivificateur des saints mystères de la création.

Lorsque le disciple parvient au sommet, il fusionne avec l’esprit divin, avec le Je-Suis. Là, tout en lui s’harmonise et il se sent un avec le Tout, il vit à l’intérieur de tous les êtres comme il s’aperçoit que tous les êtres vivent en lui. Il est non seulement l’unité absolue, mais également l’universalité infinie dans le monde manifesté. C’est alors qu’il connaît la vérité véritable qui englobe toutes les petites vérités particulières. Il est un en tout et respecte la liberté de tous les êtres, quel que soit leur degré d’évolution dans la roue du temps. En chaque être, il peut contempler l’esprit éternel en même temps qu’il voit la réalité du moment. Il comprend les paroles du maître Jésus : « Je suis en vous et vous êtes en moi et là où je vais, vous allez » . Le Je-Suis, l’individualité, le Verbe créateur est en vous comme il est en moi. Et vous êtes en moi car mon moi, ma personnalité qui est unie au Je-Suis, a parcouru tout le chemin de l’initiation et participe maintenant consciemment aux mystères de l’universalité. Mon moi n’est plus simplement un point séparé du tout, mais est uni par le courant de la vie éternelle, à l’universalité de la création. Il est formé de la même substance que le vôtre et il est un avec vous, dans l’harmonie et la liberté. De par mon union avec le Je-Suis, l’esprit créateur, Je suis dans tous les mois et tous les mois sont en moi. Je suis le commencement et la fin, l’unité et l’universalité, le point et le cercle dans l’unité du cône de la manifestation universelle.
Tous les êtres qui constituent la création forment ce cône de lumière et tous se dirigent vers le sommet, vers le mariage mystique avec être de tous les êtres :

«Là où je vais, vous allez » .